Les médias en restructuration, ça va mal chez Bell Média

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Date: 6 octobre 2015
Auteur: Daniel Nadeau

Les médias en crise

On a beau dire où beau faire. On doit prendre en compte que le monde dans lequel nous vivons est en profonde mutation. Ce qui est particulièrement vrai pour le monde des médias. L’invasion dans nos vies par les nouvelles technologies de l’information et la mobilité de plus en plus grande des différentes plates-formes de captation des contenus ne peut qu’avoir des répercussions sur l’organisation et l’offre des médias.

Des coupes importantes chez les cadres de Bell Média

Pas moins de sept cadres ont quitté les services de Bell Média au cours des dernières semaines. La directrice de Canal Vie, Lyne Denault et son vis-à-vis de la chaîne Z, Jacques Mathieu ont quitté l’entreprise. Il y aussi eu le départ d’Élizabeth Lapointe, la directrice des communications corporatives ainsi que du directeur général d’Énergie et de Rouge FM à Québec, Jean Martin.médias en crise Bell média

Ces départs s’inscrivent dans la décision de Bell Média de se départir des services de Mario Clément qui agissait comme vice-président au contenu et qui était responsable des contenus des chaînes de Canal D, Canal Vie, VRAK et Super Écran. Charles Benoit, un autre cadre qui supervisait les activités de la radio et de la télévision en province a aussi été évincé. On croit que tout ce branle-bas de combat pourrait conduire à la suppression d’au moins cent emplois au Québec. (Journal de Montréal, 2 octobre 2015, p. 33)

Le contenu québécois

Ce chambardement de la structure organisationnelle de Bell Média au Québec pourrait être jugé comme une affaire interne si elle ne mettait pas en cause le principe du pouvoir décisionnel québécois dans ce qui sera proposé aux consommateurs québécois sur les chaînes spécialisées et à la radio. Le problème est toujours le même, le contenu québécois eu égard au fait que nous sommes au Canada une société distincte avec une culture singulière. S’il est vrai que la télévision et la radio sont des entreprises privées, le plus souvent outre Radio-Canada, Télé-Québec et Le Devoir qui a un statut très particulier, il n’en demeure pas moins que ce sont aussi les principaux véhicules de notre distinction culturelle. Nous ne pouvons qu’être inquiets concernant la restructuration aussi massive parmi les cadres québécois francophones d’un important joueur du monde des médias dont les atomes crochus sont surtout à Toronto…

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