L’extrême-droite au Québec et l’immigration

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Date: 17 août 2017
Auteur: Daniel Nadeau

Dans la foulée des événements à Charlottesville en Virginie, le Québec se voit maintenant aux prises avec des manifestations publiques de citoyens ordinaires et de membres d’une extrême droite qui se font entendre pour questionner l’accueil que nous faisons ici aux ressortissants haïtiens qui se sont invités chez nous en passant par un boisé.

Dans de tels moments, le choix des mots est très important. Ainsi, pour les mouvements d’extrême droite, ce sont des immigrants illégaux et on devrait les retourner chez eux au mépris des conventions internationales dont le Québec fait partie par la signature du Canada sur ces ententes. Pour sa part, le chef du PQ et de l’opposition officielle ménage la chèvre et le chou, mais finit par nous dire que de telles situations n’existeraient pas si le Québec était Maître chez lui. Un soupçon de discours souverainiste ça aide parfois. Comme si la situation serait différente si le Québec était souverain. Monsieur Lisée veut-il sous-entendre que le Québec s’il était un pays ne serait pas signataire des ententes internationales signées par les principaux pays de la planète?

Quant à lui, le premier ministre Couillard joue à la politique de la division et accuse tous ses adversaires de xénophobie en se présentant comme le seul et unique défenseur de la tarte aux pommes et des droits de l’humanité. Monsieur Legault quant à lui a dit des mots malheureux en utilisant l’expression que le Québec était une passoire, mais sur le fond on ne peut lui donner tort. C’est l’inaction du gouvernement en matière de la défense de la langue, de la culture et plus globalement de la nation québécoise qui est la toile de fond à ce sentiment d’insécurité grandissant de nombreux Québécois. C’est la même tiédeur des libéraux qui fournit le terreau favorable à la montée de l’extrême-droite quoi qu’en dise le premier ministre Couillard.

Si les mots ont un sens. Il faut bien dire que les Haïtiens à nos frontières sont de vrais réfugiés qui fuient un climat délétère et profondément raciste créé par le président américain Donald Trump. Les politiques de Trump sont directement responsables de l’affluence de ces gens démunis à nos frontières. Ces gens sont des réfugiés des politiques racistes et xénophobes du président Trump tout comme la mort de la manifestante contre le racisme en Virginie est le résultat d’un acte de terrorisme intérieur aussi condamnable que ceux que commettent les « fous d’Allah ».

S’il est vrai que le gouvernement canadien et au premier chef le premier ministre Justin Trudeau doivent rectifier le tir de leurs discours pour qu’il soit mieux compris, il est aussi fondamental que l’on se souci au Québec des préoccupations légitimes des nôtres qui sont inquiets pour l’avenir de leur langue et de leur culture. Ce n’est pas en les traitant de xénophobes que l’on calmera le jeu, ni en créant des séances de défoulement collectif sur le racisme appréhendé des Québécois dans le cadre d’une commission d’enquête. Il faut plutôt comme veut le faire François Legault défendre les intérêts du Québec bec et ongles et affirmer le caractère sacré de la nation canadienne-française qui est la vaste majorité du Québec moderne.

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