L’opinion publique québécoise se porte-t-elle bien?

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Date: 30 mars 2018
Auteur: Daniel Nadeau

Un vieux proverbe québécois mentionne : « Quand on se regarde, on se désole; quand on se compare, on se console ». Inspiré de ce vieil adage, il est rassurant de prendre connaissance du dernier Baromètre de confiance de la firme de relations publiques et marketing. Ce baromètre de confiance vise à mesurer la « confiance du public et la crédibilité des institutions à l’échelle mondiale. Plus de 33 000 répondants dans 28 pays ont participé à cette 18e édition du sondage. Cette année, les résultats du Baromètre de confiance témoignent d’une importante polarisation entre les pays sondés, marquée d’un côté par une hausse impressionnante de la confiance envers les entreprises, les médias, les gouvernements et les ONG, et de l’autre par une méfiance de plus en plus accentuée. »

On apprend dans ce sondage comme nous le rapporte le journal Le Devoir du 28 mars, que : « La confiance des Québécois envers le journalisme — et plus particulièrement envers les journalistes — a connu une hausse importante depuis l’an dernier, selon le volet local du plus récent Baromètre de confiance Edelman. Paradoxalement, la population d’ici tend à se désintéresser de l’information davantage que dans le reste du monde. Le coup de sonde mené auprès de 1000 Québécois — l’étude mondiale a rejoint plus de 33 000 citoyens dans 28 pays — montre que 44 % des répondants jugent les journalistes comme “très crédibles” ou “extrêmement crédibles”, une hausse de pas moins de 18 % par rapport à 2017. »

Une autre nouvelle plus rafraîchissante tirée de ce sondage nous révèle que la population du Québec fait plus confiance à l’opinion des experts et au tiers parti tout en assistant au déclin de la catégorie « une personne qui vous ressemble » c’est-à-dire un citoyen-journaliste perd sept points de pourcentage au baromètre de la confiance. Ce qui devrait aider à chasser de notre vie démocratique les fomenteurs de théories de complot de toute nature et surtout d’éloigner un peu plus les fake news de nos débats.

Il reste cependant beaucoup de chemin à parcourir pour nos médias qui sont très peu lus malgré tout et qui ont la réputation de se préoccuper plus de leur intérêt et de leurs cotes d’écoute, que de la transmission d’une information de qualité. Le caractère spectaculaire de la nouvelle n’échappe pas aux citoyennes et aux citoyens que nous sommes et cette course aux cotes d’écoute est un frein à la crédibilité des organisations médiatiques.

En cette époque où les gens se disent peu capables de discerner les fausses nouvelles des vraies, 63 % des gens interrogés dans l’étude d’Eldeman disent cela, il y a une réelle fenêtre d’opportunité pour les organisations de médias sérieuses pour se transformer dans le sens d’une plus grande crédibilité auprès de la population. Cela serait bienvenu dans un monde aux prises avec des réseaux sociaux pleins de fausses nouvelles et conviendrait tout à fait à nos médias qui viennent de recevoir le coup de pouce des contribuables du Québec.

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