Le pont signature, la civilité et Richard Royer

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Date: 30 janvier 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Celles et ceux qui ont connu Richard Royer savent comment il serait ennuyé par la petite controverse que tentent de faire naître quelques opposants à la proposition de l’ex-maire Jean Perrault pour que l’on nomme le nouveau pont signature du centre-ville de Sherbrooke à la mémoire de ce grand Sherbrookois que fut Richard Royer.

À la décharge du point de vue défendu dans ce blogue, je consens à celles et ceux qui s’opposent que notre mémoire collective souffre grandement du manque de femmes dans l’espace public. Il tombe aussi sous le sens que nommer un ouvrage comme ce pont à la mémoire d’une femme serait de nature à combler ce déficit mémoriel. Cela mérite d’être débattu.

Néanmoins, j’ai été choqué par certains commentaires que j’ai pu lire dans la foulée de la proposition du maire Perrault. Certains de ces commentaires étaient de nature de petite politique partisane, d’autres remettaient en cause carrément l’immense feuille de route de ce grand Sherbrookois. Cela est trop pour moi. C’est le signe d’un grand manque de civilité. Richard Royer vient de nous quitter. Sa famille et ses amis sont encore sous le choc et de brillants commentateurs écrivent sur les réseaux sociaux que la plus grande réalisation de Richard Royer a été d’être libéral. C’est ignoble de manquer de respect à quelqu’un qui a tant fait pour sa communauté. Nommer des lieux et des bâtiments pour souligner l’apport de quelqu’un devrait se faire dans une atmosphère de respect, pas dans une joute partisane de débats politiques.

Je l’ai écrit auparavant ici. Richard Royer a été une personne marquante pour Sherbrooke. C’est vrai qu’il était libéral et puis… Il a été un entrepreneur qui a généré des emplois, il s’est dépensé sans compter pour des causes liées au CHUS et a travaillé avec son ami Dennis Wood pour faire naître chez nous une industrie de microélectronique. C’est dans la mouvance de ses efforts et de celui du regretté recteur Aldée Cabana que nous avons inventé à Sherbrooke la compression de la voix qui nous permet aujourd’hui de converser avec nos cellulaires partout dans le monde.

Bref, si je conviens qu’il faut retrouver plus de noms de femmes dans notre espace public mémoriel, il n’en demeure pas que le nom de Richard Royer est un excellent choix pour le pont signature du centre-ville et, j’appuie volontiers la proposition de Jean Perrault à cet effet.

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