Être choisi après avoir été éconduit : Jeux de la Francophonie

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Date: 7 février 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Il faut se rappeler la déception de la délégation sherbrookoise au lendemain du choix du Nouveau-Brunswick et de l’Acadie concernant la tenue des Jeux de la francophonie. Cela nous permet de comprendre aujourd’hui la réticence de certains des acteurs de l’époque à dire un oui retentissant à la possibilité de tenir les Jeux en remplacement du Nouveau-Brunswick qui s’est porté pâle pour de supposés motifs budgétaires, mais qui sont plutôt pour des motifs anti-français.

La Ville de Sherbrooke a une occasion de rendre service au Canada et au Québec tout en faisant œuvre utile pour ses infrastructures sportives et pour son rayonnement. La question est accessoirement une question financière ou de gros sous. Certes, il faut savoir combien cela coûtera à la Ville de Sherbrooke et voir si nous en avons les moyens, mais ces questions sont mathématiques et faciles à répondre.

Les vraies questions, une fois notre orgueil mis de côté, c’est de savoir si le temps qu’il nous reste permet d’organiser de vrais jeux à la hauteur de nos talents. Il faut aussi se demander si la population sherbrookoise sera au rendez-vous, si l’on pourra recruter des bénévoles et si nos organismes culturels sont prêts à s’investir dans l’aventure. De nombreuses questions qui sont liées à la capacité de notre milieu à se mobiliser pour un événement d’envergure.

Les autorités de la Ville de Sherbrooke sont à étudier les divers scénarios et à négocier avec le gouvernement du Canada et celui de Québec pour être rassurées sur les coûts. Tant mieux. Néanmoins, une telle aventure si elle doit avoir lieu dépasse largement la seule question des coûts et des négociations avec les gouvernements. Cette question met surtout en scène notre capacité de nous mobiliser et de faire ensemble de grandes choses. Avons-nous ce type d’envie ?

Voilà la question à laquelle il faudra répondre avant de nous engager à jouer les deuxièmes dans un film écrit contre le fait français par des conservateurs du Nouveau-Brunswick.

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