Les chemins ensoleillés

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Date: 21 novembre 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Hier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait l’annonce de ses choix quant à la composition du Conseil des ministres qui l’accompagnera dans son mandat de gouvernement minoritaire. Les choix qu’a faits le premier ministre Trudeau s’inscrivent dans la continuité et le réalisme, la plupart des ministres sont reconduits au Cabinet.

Monsieur Trudeau fait preuve de réalisme en reconnaissant deux faits importants de la nouvelle conjoncture politique. D’abord, le sentiment d’aliénation de l’ouest du pays nourri par une colère irrationnelle contre toute initiative pour lutter contre les changements climatiques. Cela ne pourra durer. Avec tout le respect que nous pouvons avoir pour nos compatriotes de l’ouest du pays, on ne peut pas vivre au 21e siècle et nier la réalité toute simple que nous devons agir pour contrer l’expansion des gaz à effet de serre et chercher à limiter la croissance d’une économie toute au pétrole. Par la nomination d’un ministre de l’Environnement venant de Terre-Neuve, province productrice de pétrole, Justin Trudeau tend la main aux gens de l’ouest tout en faisant des mécontents ailleurs notamment au Québec en ne nommant pas l’écologiste Steven Guilbault comme titulaire du ministère de l’Environnement.

Réalisme qui s’exprime aussi par la nomination de plusieurs Québécois à des postes importants de son cabinet et en désignant Pablo Rodriguez comme lieutenant politique au Québec. Par ce geste, Justin Trudeau dit au Québec qu’il pèsera plus lourd sans son gouvernement. Une façon de répondre à la montée du Bloc québécois lors de la dernière élection.

Continuité et réalisme ne riment pas avec audace et chemin ensoleillé. Le début de ce mandat de gouvernement minoritaire se fait sous le signe de la prudence. L’audace reviendra un peu avant le déclenchement des prochaines élections. Du moins, il faut l’espérer. On peut se réjouir ici en Estrie de la reconduction de la ministre Marie-Claude Bibeau dans ses fonctions de ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. La députée de Compton-Stanstead est bien servie par cette décision. Elle a des défis importants à relever et ce poste ne peut que l’aider à gagner un autre mandat dans un gouvernement libéral majoritaire.

Bref, un conseil des ministres qui est nommé sous le signe de la continuité, du réalisme et de la prudence. Une recette qui à notre avis convient tout à fait à la conjoncture politique. L’avenir nous dira si cela sera suffisant pour créer un élan libéral vers un mandat de gouvernement majoritaire au cours des prochaines années.

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