Le crash annoncé de Bombardier

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Date: 14 février 2020
Auteur: Daniel Nadeau

Personne, surtout pas au Québec, ne se réjouira aujourd’hui de la fin du rêve de la C Series de Bombardier. Imaginez c’est au Québec que nous avons pensé, conçu et réalisé l’un des avions les plus adaptés de l’avenir. À terme, Bombardier a dû se résoudre à le donner pour une mince portion de ce que lui a coûté le développement de cet appareil.

Les problèmes de Bombardier ne se limitent pas à cela. D’Allemagne, nous apprenons que cette entreprise est sur le point de conclure une vente de sa division de transport soit les trains, les métros et les tramways à son concurrent Alston pour la somme de dix milliards de dollars. Ce qui permettrait à Bombardier de payer sa dette et d’espérer poursuivre ses activités en s’appuyant sur sa division d’avions d’affaires. Ce ne sont là que de mauvaises nouvelles et qui peuvent entraîner de graves inquiétudes pour les emplois à Mirabel, à Saint-Laurent et à La Pocatière. Tant le secteur aéronautique que celui des équipements de transport en commun sont à risque. C’est triste pour le Québec et pour la fierté que nous éprouvons tous pour cette entreprise qui constitue l’un de nos plus grands fleurons. Si vous pensez que j’exagère, je vous invite à regarder la vidéo ci-jointe qui nous rappelle les grands faits d’armes de Bombardier et sa capacité d’innovation.

Bombardier n’a pas beaucoup de choix. Elle a pris des risques énormes pour sa taille et elle a perdu son pari. Ce qui devrait nous amener à réfléchir sur la capacité d’une économie aussi petite que celle du Québec à faire sa marque dans un monde globalisé et où l’économie est mondialisée. La chute aux enfers de notre plus grand joyau devrait nous questionner sur l’avenir de nos autres joueurs économiques. À l’échelle mondiale, même notre Caisse de Dépôt est un petit joueur.

C’est un jour triste pour le Québec et nous devons croiser les doigts pour les emplois générés par Bombardier. Il est possible, fort possible que ces emplois prennent aussi le chemin d’autres pays si nous ne sommes pas productifs et rentables. La taille de notre économie nous oblige à toujours exceller…

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