Pause estivale…

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Date: 21 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Les événements se bousculent au quotidien. Sur la scène politique tout particulièrement on vit de rebondissement en rebondissement. Tous les jours ici, nous commentons l’actualité de divers angles. Que ce soit en parlant de la façon dont communiquent les gens qui ont décidé de vous représenter, des dernières nouvelles concernant les médias ou encore d’événements qui marquent notre milieu.

Quotidiennement, cinq jours par semaine, nous sommes à l’affût pour vous livrer des informations et des commentaires sur ce qui se passe, ce qui se vit et ce qui vient changer ou bouleverser le cours de notre vie. Du moins, c’est ce que cherche à faire ce blogue, soit vous informer et vous faire réfléchir, c’est exigeant à la longue. C’est pourquoi une pause estivale est toujours bienvenue.

Au cours des prochaines semaines, nous mettrons notre radar de l’actualité à la position pause. Nous garderons le silence sur les gens et les événements qui viendront hanter notre quotidien. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de sujets intéressants durant la période estivale, bien au contraire. C’est tout simplement pour refaire le plein d’énergie et dégager notre temps à des choses plus futiles comme jouer au golf, passer du temps en famille, boire du vin avec des amis, assister à des activités culturelles ou tout simplement profiter de l’été et de ses plaisirs qui sont de si courtes durées.

Toute l’équipe du Cabinet de relations publiques et de communication Nadeau Bellavance vous souhaite un bel été et beaucoup de plaisirs estivaux. Nous vous reviendrons le 26 août avec de nouveaux commentaires sur l’actualité. Nous aurons beaucoup de sujets à traiter, car nous serons alors en pleine campagne électorale fédérale.

C’est donc un Au revoir estival et l’on se donne rendez-vous le 26 août prochain. Vive les vacances !

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Le Prix Hector-Fabre au Théâtre des Petites Lanternes

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Date: 20 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Au cabinet de relations publiques Nadeau Bellavance, nous nous réjouissons de l’obtention du prix Hector-Fabre par le Théâtre des Petites Lanternes. Prix décerné par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) pour la pièce Bongo Té, Tika! Une fois encore, le Théâtre des Petites Lanternes a su se démarquer par son processus unique de création, La Grande Cueillette des Mots, qui s’inscrit comme forme d’art social. Bongo Té, Tika! est la pièce centrale d’une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux filles développée par Oxfam-Québec et diffusée à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

En 2010, pour célébrer notre 10e anniversaire, nous avions participé au financement du projet La grande cueillette de l’espoir réalisée par le Théâtre des Petites Lanternes. Nous avions alors organisé un souper-bénéfice chez Da Toni. Notre objectif était d’amasser 10 000 $ afin de permettre entre autres à un jeune comédien sherbrookois, Nathaniel Allaire-Sévigny de concrétiser un projet de théâtre social international qui s’est déroulé à Belém, au Brésil, en juillet 2010. Le Théâtre des petites lanternes a ainsi été au cœur de la création artistique sociale regroupant des jeunes de 18 à 30 ans de 30 pays. À notre très grande joie, c’est plutôt 22 500 $ que nous avons remis au Théâtre des petites lanternes. C’est la très grande générosité de nos clients qui a permis de largement dépasser toutes nos attentes. Nous ne sommes donc pas surpris de voir le rayonnement de cette institution culturelle de Sherbrooke.

Commentant la nouvelle, Angèle Séguin, directrice artistique et co-autrice de Bongo Té, Tika! a déclarée :  « C’est avec une joie immense que nous recevons le prix Hector-Fabre du ministère des Relations internationales et de la Francophonie. Cette distinction vient confirmer le rôle déterminant que jouent les créations du Théâtre des Petites Lanternes. Créer autour d’enjeux sociaux, voilà ce qui nous anime. Notre travail d’artiste consiste à les traiter dans l’espace public pour tenter d’ouvrir le dialogue. Créer à partir d’une parole intime et mettre au monde une œuvre sur ce qui nous unit. »

La ministre du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Gireault a pour sa part voulu féliciter le Théâtre des Petites Lanternes : « Encore une fois, le prix Hector-Fabre est décerné à une organisation d’exception. À travers son œuvre, le Théâtre des Petites Lanternes, en collaboration avec Oxfam-Québec et un regroupement de femmes du Congo, a mis sur pied une pièce importante autour de la violence faite aux femmes et aux filles. Développée à Kinshasa, en République démocratique du Congo, la pièce a été montée avec la contribution entre autres d’ONU Femmes, d’UNICEF, d’UNFPA, du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise et de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo. Je suis fière que le talent québécois ait été mis à la disposition d’une telle initiative et, qui plus est, de le voir rayonner sur la scène internationale. »

Assorti d’une bourse de 25 000 $ et décerné annuellement par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, le prix Hector-Fabre vise à saluer l’audace et la détermination de personnes et d’organisations québécoises ayant acquis une notoriété sur le plan international pour leur apport notable à l’essor de leur région. Ce prix reflète la collaboration amorcée depuis quelques années entre le MRIF et ses partenaires afin de consolider la présence régionale dans sa politique internationale. Il témoigne de l’importance que le ministère accorde au rayonnement international des régions du Québec.

Rappelons qu’Hector Fabre a été le premier représentant du Québec à l’étranger. En 1882, il a occupé le poste d’agent général du Québec en France. Avocat et journaliste, il avait auparavant fondé L’Événement, avant de tenter une élection à la Chambre des communes et d’être nommé sénateur. Créé en 2000, le prix Hector-Fabre reflète la collaboration entre le MRIF et ses partenaires afin de consolider la présence régionale dans sa politique internationale. Il témoigne de l’importance que le Ministère accorde au rayonnement international des régions du Québec.

Félicitations à Angèle et à toute l’équipe du Théâtre des Petites Lanternes. Une organisation culturelle bien de chez nous qui fait notre fierté…

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Le grand cirque municipal, une honte…

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Date: 19 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Lundi soir dernier, la conseillère du district de Desranleau dans l’arrondissement de Fleurimont, Danielle Berthold s’est exclamée qu’elle avait honte de siéger dans ce conseil municipal dans la foulée du cirque sur la décision de la Ville de Sherbrooke de vendre un parc inutilisé et de réinvestir le produit de la vente dans les autres parcs de l’arrondissement de Brompton. Cette déclaration de la mairesse suppléante est lourde de sens. Madame Berthold ne nous a pas habitués à de tels mouvements d’humeur. Il faut donc comprendre que le climat devait être toxique pour qu’elle fasse ainsi part de son dépit.

Cela met en lumière un point crucial de l’actuelle dynamique de la vie politique municipale. On se rappellera que lors de la dernière élection municipale, un regroupement d’indépendants a fait campagne contre l’administration sortante sous l’argument que les partis politiques créaient des tensions inutiles aux assemblées du conseil et qu’élire des indépendants rendrait le climat plus digne d’une ville comme celle de Sherbrooke.

Force nous est de constater que l’élection d’une majorité d’indépendants au conseil municipal et la disparition du Renouveau sherbrookois de la scène municipale à Sherbrooke n’aura pas contrairement aux promesses faites livré les résultats promis. Depuis plus de 25 ans, je suis assidument les travaux du conseil municipal à Sherbrooke. J’ai même jadis pris part à ces débats. Jamais cependant de mémoire d’homme je n’ai pu constater un climat aussi toxique que celui qui prévaut actuellement à notre conseil de ville. Je veux bien prendre acte des inimitiés entre la conseillère Évelyne Beaudin et le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, mais les deux principaux intéressés devraient prendre en compte que leur bataille rangée a des effets délétères sur l’ensemble des délibérations du conseil. Je ne veux pas prendre parti pour l’un ou l’autre des protagonistes ni porter de jugement sur les différents membres du conseil, mais je crois refléter une bonne partie des opinions de citoyennes et de citoyens de cette ville en affirmant que j’ai mal à mon conseil de ville.

Je veux bien que l’on puisse débattre d’enjeux importants, de manifester son désaccord avec toute la fougue nécessaire, mais cela devrait toujours se faire dans le respect non seulement des gens présents, mais aussi envers l’institution municipale. À regarder aller le présent conseil municipal, on comprend que ce triste spectacle ne contribuera pas à encourager de nouvelles vocations de citoyennes et de citoyens à s’impliquer dans leur ville ou encore à solliciter un jour le privilège de représenter la population de Sherbrooke. Mesdames, messieurs les élus, vous avez la responsabilité d’habiter vos fonctions et de faire grandir la ville. C’est l’une de vos plus importantes responsabilités en ce qui a trait à la démocratie municipale. Déjà, les débats ne volent pas haut dans les réseaux sociaux, il faut donc s’attendre à ce que cela ne soit pas pareil dans notre assemblée démocratique municipale. Mesdames, messieurs les membres du conseil, de grâce donnez de la grandeur à notre conseil municipal et faites en sorte que nous soyons fiers de nos élus plutôt que d’en avoir honte…

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Quand les bottines suivent les babines

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Date: 18 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Il ne faut pas bouder son plaisir d’être fier que pour une fois le gouvernement élu du Québec fait ce qu’il a dit qu’il ferait. L’annonce faite hier par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, d’un investissement de 1,7 milliard pour la rénovation et la construction d’écoles au Québec est une excellente nouvelle.

Le gouvernement du Québec annonce qu’il répond au manque d’espace dans les écoles de la province et annonce qu’il financera l’an prochain 128 nouveaux projets de construction et d’agrandissement d’écoles, un investissement de 1,7 milliard de dollars.

Le précédent gouvernement a négligé les infrastructures scolaires et en conséquence, les écoles sont « bondées », a noté le ministre de l’Éducation, rappelant que dans certaines écoles on ferme des locaux de spécialistes ou des bibliothèques, par exemple, pour y loger des élèves.

« Ça n’a pas de bon sens, c’est inacceptable. Ce n’est pas parce que ça fait longtemps qu’on le fait que ça devient une bonne chose. Il ne faut pas s’habituer à l’inacceptable, il faut le dénoncer et le changer », a dit Jean-François Roberge dans la bibliothèque d’une école secondaire de Chambly, en Montérégie.

Depuis de nombreuses années, le premier ministre du Québec, François Legault a fait connaître que sa priorité était l’Éducation. Il l’a réitéré durant la dernière campagne électorale en affirmant qu’il voulait être jugé sur sa capacité à réaliser son engagement concernant l’implantation des maternelles 4 ans partout sur le territoire du Québec.

Pour une fois, on doit reconnaître que le parti porté au pouvoir tient ses engagements et l’un des plus importants est sans contexte son engagement envers l’Éducation et nos enfants. Les bottines suivent les babines…

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L’Assemblée nationale met fin à ses travaux parlementaires

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Date: 17 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Par un dimanche de la fête des Pères, l’Assemblée nationale a mis fin à ses travaux en siégeant en fonction de règles d’exception pour adopter le projet de loi 9 sur l’immigration et le projet de loi 21 sur laïcité de l’État québécois. Deux projets de loi fortement contestés par les oppositions libérales et solidaires, mais approuvés pour l’essentiel par le Parti québécois. D’ailleurs, cette dernière session parlementaire montre de plus en plus une alliance objective entre libéraux et solidaire sur plusieurs sujets. Le nationalisme exprimé par les politiques du gouvernement caquiste de François Legault semble non soluble dans les visions libérales et solidaires.

On retiendra de cette session parlementaire que le gouvernement Legault a déposé de nombreux projets de loi et qu’il s’est efforcé de respecter ses principaux engagements électoraux. Les projets de Loi 9 et 21 sont l’exemple de la volonté ferme du gouvernement de François Legault de s’acquitter de ses engagements et surtout de sa volonté de mettre derrière lui des sujets aussi chargés que la question des signes religieux et de l’immigration.

Malheureusement pour le gouvernement Legault, ce n’est pas parce que l’on a mis fin aux débats parlementaires sur ces questions que les débats sont pour autant terminés dans l’opinion publique. Au cours des prochains mois, on assistera à de nombreuses manifestations d’opposition à ces lois et notamment à la question du port des signes religieux. Les médias feront de nombreuses manchettes sur la volonté de certains groupes ou organisations comme les commissions scolaires ou des municipalités de ne pas respecter cette loi concernant les signes religieux. Comme le dit souvent François Legault, on verra…

Chose certaine, la pause estivale sera bienvenue pour notre classe politique qui a vécu à un train d’enfer depuis les 18 derniers mois. Les travaux de l’Assemblée nationale étant terminés, nous pourrons dorénavant nous concentrer sur la prochaine campagne électorale fédérale qui battra son plein tout l’été et le début de l’automne. Il sera intéressant de voir comment les débats sur l’immigration et la laïcité resurgiront dans la campagne électorale fédérale. À suivre…

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Enfin, le Canada champion…

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Date: 14 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Décidément, c’est la semaine des champions. Après la victoire des Blues de Saint-Louis mercredi soir dernier, hier les Raptors de Toronto ont remporté le championnat de la NBA à Oakland. C’est un premier championnat d’une équipe canadienne dans le sport professionnel depuis la victoire des Blues Jays de Toronto dans la série mondiale de baseball et des Canadiens de Montréal en 1993. Heureusement que nous avons pu compter sur des victoires d’équipes canadiennes (masculines et féminines) aux Jeux olympiques au Hockey et dans des championnats mondiaux de hockey notamment chez les juniors.

Cette victoire des Raptors de Toronto dans un match spectaculaire à souhait et avec beaucoup rebondissements va faire du bien aux Canadiennes et aux Canadiens. Les Raptors de Toronto, nous l’avons écrit dans un billet précédent, font plus pour l’unité canadienne que n’importe lequel des discours de nos politiciens. Les prouesses de cette équipe de basketball sympathique ont permis de réunir les gens de générations différentes de toutes les régions du Canada y compris au Québec. Jamais le basketball n’aura été un sport aussi populaire chez nous.

Ce n’est que justice pour James Naismith, professeur d’éducation physique canado-américain au Springfield College dans l’État du Massachusetts aux États-Unis qui a inventé ce sport en 1891. Lors d’une journée de pluie, Naismith tente d’assurer malgré tout son cours de sport, et essaie de développer un sport d’intérieur pour maintenir la condition physique de ses élèves entre les saisons de football américain et de baseball, pendant les longs hivers de la Nouvelle-Angleterre. Il souhaite leur trouver une activité où les contacts physiques sont restreints, afin d’éviter les risques de blessure.

Les Raptors de Toronto nous ont offert un excellent spectacle et ils auront contribué largement à étendre la popularité de ce sport au Canada. Déjà, des voix s’élèvent pour réclamer une équipe de basketball à Montréal. Rêve un peu fou étant donné l’absence d’intérêt de la NBA pour le marché canadien et montréalais. Quoi qu’il en soit, grâce aux Raptors, nous avons pu vivre de belles soirées avant l’arrivée de l’été dans les prochains jours.

Merci aux Raptors et à RDS de nous avoir fourni l’occasion de nous familiariser avec un sport spectaculaire et intéressant. Le basketball est destiné à connaître un regain de popularité à Toronto du moins. Reste à voir si l’équipe des Raptors sera capable de rassembler une équipe de joueurs qui vont permettre de soutenir l’intérêt des Canadiens lors de la prochaine saison.

Salut les champions !

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Les champions : Blues de Saint-Louis

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Date: 13 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Les amateurs de la Ligue nationale de hockey auront eu droit à des séries éliminatoires de la Coupe Stanley relevées. On a pu assister à du hockey de grande qualité et à de multiples rebondissements. Ainsi, les champions du calendrier régulier, le Lightning de Tampa Bay se sont vus balayés par une équipe cendrillon, les Blue Jackets de Colombus alors que les Hurricanes de la Caroline ont donné passablement de fil à retordre à leurs adversaires avant de tomber au combat contre les Bruins de Boston.

Les Bruins de Boston sont alors devenus les favoris incontestés des observateurs pour remporter les grands honneurs. Plus de 90 % des experts avaient prédit leur victoire dans la série finale de la Coupe Stanley. On peut comprendre. Cette équipe avait été l’une des meilleures de la ligue tout au long de la saison et elle pouvait compter sur des joueurs de renom comme Patrice Bergeron, David Krejci, Brad Marchand, Zdeno Chára et le fumant Tuukka Rask.

Cette équipe de Boston, éternel rival des Canadiens de Montréal, notre équipe culte au Québec et au Canada, a offert toute une performance et il aurait été de bon aloi qu’elle soit consacrée équipe championne hier au terme du septième match de la finale de la Coupe Stanley surtout que ce match était joué à Boston, ville par excellence de plusieurs champions. Cela était sans compter sur la farouche résistance des Blues de Saint-Louis. Une équipe qui n’avait jamais gagné la Coupe Stanley de son histoire et qui était bonne dernière au classement général de la Ligue nationale de hockey au moment de la période des fêtes de Noël et du Nouvel An à la fin de l’année 2018.

Déterminée comme peu d’équipes l’ont été, jouant de façon robuste et disciplinée, l’équipe des Blues de Saint-Louis a été impeccable et elle est sortie victorieuse de son duel avec les Bruins de Boston avec une performance époustouflante de son jeune gardien Jordan Binnington lors du match d’hier soir que les Blues ont remporté 4 à 1. Ryan O’Reilly qui ne se voyait plus d’avenir dans le hockey alors qu’il jouait à Buffalo a été le général de cette victoire remportant le trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile des séries. Il y a aussi la performance de toute la brigade défensive des Blues qu’il faut souligner. Sans oublier, les Tarasenko, Barbashev, Sundqvist, Schwartz et Patrick Maroon. Maroon, joueur laissé pour compte, originaire de Saint-Louis et qui est venu joindre l’équipe des Blues comme agent libre le 10 juillet l’été dernier. Bien sûr, il y a aussi l’histoire de deux Québécois francophones de chez nous, David Perron de Sherbrooke et Samuel Blais de Montmagny.

En somme, l’histoire de la conquête de la Coupe Stanley par les champions de cette année, les Blues de Saint-Louis, est une histoire exceptionnelle. Une histoire qui peut rivaliser avec celle de l’équipe olympique de hockey américaine qui avait gagné la médaille d’or aux Olympiques de Lake Placid en 1980. Il y a de quoi se faire un bon film de la formidable remontée des Blues de Saint-Louis en 2018-2019. Bravo les champions !

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Visa le noir et tua le blanc

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Date: 12 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

À vouloir le mieux parfois on prépare le pire. C’est la réflexion que m’inspire la décision qui sera annoncée aujourd’hui par le gouvernement Legault concernant les trop-perçus d’Hydro-Québec qui représente la rondelette somme de 1,5 milliard de dollars.

Le gouvernement Legault présentera aujourd’hui un projet de loi par lequel il obligera Hydro-Québec à reverser la somme des trop-perçus au cours des cinq prochaines années sous la forme d’un crédit tarifaire pour la présente année et de hausses limitées au taux d’inflation pour les quatre prochaines années.

Le paradoxe de cette décision du gouvernement Legault tient d’abord dans sa valse-hésitation de son processus de décision. Jamais la Coalition avenir Québec ne s’est engagée à rembourser ce trop-perçu qui résulte des décisions de la Régie de l’Énergie du Québec et des demandes d’Hydro-Québec de 2014 à 2016 sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard. D’ailleurs, ces hausses du tarif de l’hydro-électricité se sont inscrites dans un contexte d’austérité budgétaire sans précédent au Québec. Ce qui venait ajouter à l’exaspération des Québécoises et des Québécois.

C’est dans ce contexte que la CAQ s’est lancée dans une opération de séduction en dénonçant le gouvernement Couillard pour ces hausses et en promettant que lorsqu’il sera élu, il remettra de l’argent dans les poches de la classe moyenne. C’est ce discours qui a créé l’impression que si l’on élisait la CAQ, les trop-perçus seraient remboursés. La campagne de mobilisation de la CAQ ayant été efficace, on comprend mieux pourquoi aujourd’hui, François Legault est pris avec cette patate chaude qui n’était pas un engagement formel, mais qui était perçu comme le fonds de commerce de ce parti.

Devant ce dilemme, François Legault a d’abord résisté répétant que jamais il ne s’était engagé à rembourser ce trop-perçu et que la façon d’un gouvernement caquiste de remettre de l’argent dans les poches de la classe moyenne était la réduction de la taxe scolaire et les baisses d’impôt. Manifestement, cela n’a pas été suffisant. C’est pourquoi demain on annoncera le remboursement de ces trop-perçus d’Hydro-Québec.

Ce n’est pas une très bonne décision. D’abord, cet argent était déjà dans le Fonds consolidé du Québec. Rembourser ces sommes sur la base de la consommation d’électricité n’est pas une solution équitable pour les moins riches de notre société. Habituellement, celles et ceux qui paient de fortes sommes pour l’électricité sont les propriétaires de grosses maisons équipés de multiples appareils énergivores. Sans connaitre les détails, il apparait évident que cela favorisera les plus riches comme les baisses de taxes scolaires favorisent les plus riches.

Puis, le bas coût de l’électricité au Québec n’incite pas à une utilisation efficiente. Sur le plan environnemental, cela ne favorise pas une meilleure utilisation de cette importante source d’énergie. Un bel exemple où en visant le noir on tua le blanc.

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La fièvre du basketball et l’unité canadienne

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Date: 11 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Hier, le miracle attendu n’a pas eu lieu. L’équipe du nord n’a pas réussi à vaincre les Warriors. Une cruelle défaite de moins d’un point. Partout au Canada, la fièvre des Raptors s’est fait sentir. De Montréal en passant par Québec et partout au pays, on a créé des Jurassic Park d’occasion pour célébrer la victoire qui n’est pas venue. Ce n’est peut-être que partie remise. Il y aura un sixième match à Oakland aux États-Unis dans l’État de la Californie.

Une chose est certaine c’est que cette montée de fièvre canadienne pour un sport méconnu chez nous, même s’il a été inventé par un Canadien, fait une démonstration claire de la force de l’agenda setting des médias. Si certains mettent en doute la force de persuasion des médias, ils seraient bien avisés de revoir leur concept à la lumière de la popularité instantanée de cette équipe de basketball ces dernières semaines au Canada. Inconnue il y a à peine quelques mois, les Leaonard, Lowry sont devenus des vedettes incontestées de l’espace public canadien en un court laps de temps.

Ce qu’il faut retenir au-delà des performances sportives méritoires de tous les membres de cette équipe talentueuse c’est que nous vivons une époque où les gagnants ont la cote et les équipiers des Raptors de Toronto ne font pas exception. Les gagnants ont souvent le haut du pavé dans notre monde si épris de performances et de victoires.

La meilleure preuve que le basketball s’est imposé dans notre espace public c’est que durant le match d’hier la politique s’était invitée dans les publicités, match qui se voulait historique. Les pourfendeurs et défenseurs du chef du Parti conservateur avaient acheté de la publicité pour faire valoir leurs thèses respectives. Quand la politique s’invite aux événements sportifs c’est signe que cela devient important.

Il est clair que le basketball s’est invité à notre vie collective, le temps du succès d’une équipe extraordinaire. Reste à voir si cela sera un feu de paille ou le début d’une nouvelle histoire d’amour des Canadiens pour un sport. Chose certaine, il y a longtemps qu’une équipe sportive a réuni toutes les citoyennes et tous les citoyens de ce pays au-delà de leurs divergences. En ce sens, les Raptors de Toronto sont en soi un phénomène qui mérite d’être examiné attentivement et faire l’objet d’une analyse pour mieux comprendre qui nous sommes.

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Le spectacle de la F1 à Montréal

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Date: 10 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Une fois de plus, le cirque de la Formule 1 s’est amené à Montréal laissant derrière lui du beau temps et bien des critiques. Ce qui fait saliver les marchands et l’industrie touristique montréalaise les retombées économiques ploient de plus en plus l’échine sous le poids des critiques sociales et environnementales de l’événement. Sans compter l’aspect purement sportif qui fait aussi l’objet de nombreuses critiques surtout dans des occasions comme celles d’hier où le champion est désigné par les commissaires plutôt que par le résultat de la course.

Ce qui est remarquable dans les critiques entendues c’est qu’à en croire les pourfendeurs de cet événement, la Formule 1 sera le prétexte pour une exploitation sexuelle accrue et pour une catastrophe en matière de gaz à effet de serre. Passons sur l’évidence de l’occasion qu’offre aux proxénètes la réunion de tant de riches au même endroit le temps d’un weekend et attardons-nous plutôt aux critiques de nature environnementales.

Voici ce qu’un lecteur du journal Le Devoir écrivait la semaine dernière : « Une seule fin de semaine de Formule 1 suffit à annuler vos efforts, le tout avec la complicité et la complaisance des pouvoirs publics. Pendant quelques jours, 93 000 spectateurs (formés en bonne partie de riches touristes étrangers) auront un permis de polluer en toute impunité, tandis que certains profiteront de la vulnérabilité de jeunes prostitué(e)s, un peu comme si les valeurs socialement responsables étaient renversées au profit d’une minorité décomplexée. Combien de gestes écoresponsables sont annulés lorsqu’un seul événement pollue autant que 2500 voitures sur la route pendant un an ? »

D’autres commentaires indiquaient, outre la course elle-même qui génère finalement peu de gaz à effet de serre, c’est l’événement lui-même qui en génère le plus. Le déplacement de toutes ces personnes à Montréal le temps d’un weekend. Ce qui amenait le même lecteur du journal Le Devoir d’en proposer l’élimination : « La F1 est fréquentée par 93 000 personnes, ce qui représente à peine plus de 1 % de la population québécoise. L’annulation de cet événement serait une atteinte très minimale qui sacrifierait tout au plus le pouvoir de polluer que s’octroient quelques spectateurs sans justification valable. En revanche, cette annulation nous protégerait collectivement contre la montée du cynisme (qui n’est jamais bien loin du nihilisme). Normalement si prompts à moraliser la majorité de leurs citoyens sur les enjeux de protection de l’environnement et de dignité humaine, les pouvoirs publics entérinent en toute connaissance de cause les caprices d’une poignée de tricheurs écologiques qui participent à un événement sexiste. »

Si je comprends bien, les événements comme celui du Grand Prix de Montréal doivent être éliminés parce qu’ils génèrent de nombreuses retombées indésirables tant sur le plan social que sur le plan de la protection de l’environnement. Avec cette logique, il faudrait aussi éliminer les Jeux olympiques, les ligues de sport professionnelles comme le basketball, le baseball, le hockey, le football et le soccer, les concerts de musique internationaux… quoi d’autre ?

Il semble que la population qui souhaite protéger la planète mérite d’autres solutions que celle de sa disparition comme solution…

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