Sauver la planète, ah oui ?

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Date: 30 septembre 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Nous sommes encore sous le choc. Les manifestations dans toutes les villes du monde ont été fort fréquentées. Entre 300 000 et 500 000 personnes à Montréal, manifestation record dans les rues de Sherbrooke, plus de 5 000 personnes. Le message envoyé à nos gouvernants a été fort et le temps est à l’action.

Or voilà, agir pour l’environnement ne se fait pas toujours dans l’unanimité. Je veux rappeler ici le dossier de la construction de l’agrandissement de la Résidence Murray comme illustration de mon propos. L’idée m’est venue à la suite de l’article de Marie Labrecque dans le cahier culture qui fait un reportage sur la pièce de théâtre écrite par François Grisé Tout inclus. Une pièce documentaire qui trace le portrait de ces vieux que l’on ne veut pas voir. Mais quel est donc le lien avec l’environnement ? J’y arrive.

L’agrandissement de la Résidence Murray était un projet d’un entrepreneur privé. Projet qui voulait répondre à un besoin des personnes âgées autonomes ou semi-autonomes qui souhaitaient vivre dans des appartements de trois pièces tout en obtenant des services de soutien. Le propriétaire a proposé un projet d’agrandissement et il a eu à se battre contre les voisins qui s’opposaient à sa réalisation au nom de la protection du patrimoine. Pourtant, le projet est aujourd’hui terminé, vous pouvez aller le voir sur la rue Murray. Un projet fort bien intégré à son milieu à dimension humaine et qui permet aux personnes aînées de rester dans leur quartier en étant à distance de marche de tous les services dont ils ont besoin. Cela a de l’importance puisque souvent ces aînés n’ont plus d’auto pour vaquer à leurs courses. Qui plus est, ce projet contribue à la densification d’un quartier urbain, ce qui est conforme à l’enseignement de la science en matière d’urbanisme.

Or, voilà que les intérêts personnels des uns et des autres avaient pris le dessus sur l’intérêt commun, sur l’Intérêt public et sur la lutte aux changements climatiques quand on y songe. Je rappelle cela juste pour dire que dans le cours de nos actions quotidiennes, nous qui exigeons de nos gouvernements de passer à l’action, ne sommes pas exempts de contradictions comme ces voisins de la Résidence Murray. Heureusement, dans ce cas particulier, la détermination du promoteur a eu raison des intérêts égoïstes de ses voisins. Notre ville y a gagné, nos aînés aussi. La planète ne s’en portera que mieux.

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