Se divertir en temps de crise…

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Date: 23 mars 2020
Auteur: Daniel Nadeau

Nous le savons tous, nous avons plus de temps libre qu’en temps habituel. Nos relations sociales sont réduites au minimum. Cela donne plus de temps pour des activités moins utiles, mais essentielles pour nourrir notre âme et prévenir nos angoisses. Rien de pire que d’être rivé à son petit écran pour entendre et réentendre les mauvaises nouvelles concernant la pandémie du coronavirus. D’ailleurs, les psychologues nous le disent ce n’est pas idéal de communier avec les statistiques du pire, heure après heure.

En ce qui me concerne, je passe beaucoup de temps à écouter de la musique. J’ai ainsi découvert un auteur-compositeur vraiment intéressant que je ne connaissais pas. Gautier sans h et son dernier album animal social. Une mention aussi spéciale à la création de Louis-Jean Cormier. Cela vaut le détour.

Je prends aussi du temps pour écouter des séries étrangères à la télévision. Ce dernier weekend, j’ai pu visionner les six émissions de la série britannique Le Jeu anglais qui nous rappelle le début du football européen en prenant appui sur l’opposition entre l’aristocratie et la classe ouvrière au 10e siècle en Angleterre. Une série écrite par l’auteur de Downton Abbey, Julian Fellowes.

Il y a aussi la lecture qui occupe passablement mon temps. Cette dernière semaine j’ai pu lire le dernier roman de Stephen King, L’institut. Un roman passionnant qui nous plonge dans l’univers futurible de King et qui met en scène des pouvoirs paranormaux d’enfants qui sont sacrifiés pour la bonne marche de la planète. Un roman passionnant qui mériterait une suite. J’ai aussi pu lire l’ouvrage publié sous la direction de l’historien Yvan Lamonde concernant la correspondance de Louis-Antoine Dessaulles directement de Paris à la fin du 19e siècle. Dessaulles, un intellectuel majeur de l’histoire du libéralisme québécois est un exilé financier qui a quitté le Québec et sa famille parce qu’il fuyait ses obligations financières. Dans sa correspondance, nous pouvons découvrir le Paris des foules. C’est l’époque de la foule, des foules, jour et nuit grâce à l’association du festif et de l’électricité. Vapeurs transatlantiques et chemins de fer européens mènent à Paris. Paris est déjà une fête. Louis-Antoine Dessaulles y arrive en mars 1878.

J’ai aussi découvert un essai très intéressant sur les origines de la lutte aux changements climatiques et des balbutiements de nos connaissances sur l’impact de la présence de dioxine de carbone dans l’atmosphère et le réchauffement de la planète. J’aurai l’occasion de vous revenir sur ce livre de Nathaniel Rich intitulé Perdre la terre publié au Seuil en 2019.

Bref, mon temps est bien occupé et meublé d’activités de lecture et de culture. J’invite tout le monde à en faire autant. Vivre la culture c’est une façon de briser l’isolement et de sentir appartenir à la communauté humaine.

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